RAPOG on the go

Running (and life) lately

Donc... alors, alors... (grattements de gorge)... c'est MOI !! Toujours là. J'vous ai pas oubliés, mais, faut dire, je ne savais pas comment revenir. Et puis, ai-je toujours des trucs intéressants à vous raconter ? Sur Instagram, oui. Un petit coin de ciel bleu ou une belle matinée passée sur les trails, ça fait toujours plaisir de partager. Idem sur les IG stories, même si, là-bas, c'est mon coin âneries (vous êtes prévenus). Mais ici ? Ici, c'est plus construit et réfléchi. Alors, on verra, mais une chose est sûre, je n'ai pas envie de laisser mourir cet espace. Je suis donc de retour.


Remettons les pendules à l'heure. Je vais vous parler de ma vie, mon oeuvre, ces derniers mois. (En même temps, c'est un peu toujours ce que je raconte ici...). Let's do this!


Previously on "RAPOG on the go"

DATE

Octobre 2016.


LIEU

Montpellier, France... plus pour très longtemps.


THE FACTS

Ma carrière de grande athlète runninguesque s'était faite la malle depuis Avril. Je reprenais mes activités sportives après m'être défoncée le genou sur les trails de la garrigue montpellièraine (et avoir survécu, par deux fois, à des traquenards montés de toutes pièces par des sangliers). Et j'étais en pleins préparatifs de déménagement international (pour la 5e fois de ma vie).

(Ah, les gars, on n'a pas des vies faciles...)


And now

DATE

Août 2017.


LIEU

Californie, USA.


THE FACTS

Back in California. Ca fait 9 mois. On est posé pour de bon. (Et après 10 ans de bougeage intensif... ben, ça a pas été aussi évident que ça à accepter finalement... je SUIS une éternelle insatisfaite).
Dans ces 9 mois, j'ai fait un retour de 3 semaines en France, pour accueillir ma première nièce (qui est, en toute objectivité, la plus belle des mini-miss). C'était en Janvier. (J'aurais presque mis une photo mais #1, c'est pas mon bébé, et #2, vous avez le droit de ne rien en avoir à faire)

Je cours toujours (même si, après le genou l'été dernier, un tendon dans mon talon a décidé de faire l'intéressant et m'a privée de course à pied tout Novembre, puis je me suis foulée un ischio, en Mai, et enfin j'ai décidé de lancer une nouvelle tradition : tomber méchamment une fois par an... c'était fin Juin, j'ai redécoré mes 2 genoux et innové en ajoutant une côte pour l'occasion... mais plus de peur que de mal !).
Je nage toujours (mode mémé, mais j'm'en fiche, mon seul objectif est de me détendre).
Je fais toujours du vélo... ah non, là ça pêche. Mon pauvre petit vélo a quelques toiles d'araignée. (J'ai honte.) Vous inquiétez pas, je lui ai fait prendre l'air californien régulièrement au début... puis, je l'ai délaissé ces 2 derniers mois au profit des trails...

Et j'ai repris le Pilates en studio (cool !). J'ai même passé la vitesse supérieure : en Mai, je me suis lancée dans une formation de prof de Pilates (idée qui me trottait dans la tête depuis 1-2 ans, enfin mise à exécution). C'est un long process. On verra ce que ça donne !


Vous voulez des détails ?

California

On est rentré. C'est ce qu'on voulait. Et on est content de se dire, que, ça y est, on peut y rester sans échéance. Pourquoi ça a été hard au début ? Parce que, figurez-vous que la terre a continué de tourner pendant notre absence. I know, so rude, right? Quand on a dû rentrer en France, on commençait à lier des liens et se créer des repères. Puis tu rentres. Tu penses au retour en Californie en te disant que, ouais, trop cool, quand tu reviendras, tu pourras refaire ça, ou partager ça et ça avec machin ou machine. Tu reviens enfin et rien ni personne ne t'a attendu. Et ouais, les gars, faut tout reprendre du début (ou presque). C'est le jeu, ma pauvre Lucette. J'avoue que j'avais idéalisé la chose.

Autre point qui m'a surprise. Je suis à 100% sûre que je veux vivre aux USA. J'accepte les contraintes que cela impose, dont : être loin de la famille. Et sincèrement, je ne me plains pas : Skype, WhatsApp, Instagram et cie nous permettent de rester en contact "comme si on y était". Mais l'arrivée de la mini-miss de ma sister m'ajoute quelques pincements au coeur... j'arrive quand même à "parler" avec elle sur Skype (faut juste que j'agite des trucs bariolés devant la caméra ou que je me pare de ma frontale pour attirer son attention... testé et approuvé).

Aussi, savoir que, oui, maintenant c'est définitif, ça cristallise les choses et ça fait peut-être un peu plus peur ?

Et puis j'ai perdu une de mes mamies, en Février... et là, c'est difficile. On le sait pertinemment quand on part. On y pense quand on va faire un gros bisou à ses mamies avant le grand départ. "Et si c'était la dernière fois que je la voyais ?"... y'a toujours cette pensée dans la tête. Et malheureusement, ça a été le cas pour une de mes mamies. Etre loin quand une chose pareille arrive, c'est pas évident.

Je veux pas plomber l'ambiance. Je finis donc sur tout ce que je suis ravie de retrouver dans mon quotidien. La qualité de vie. L'océan Pacifique, les montagnes, Los Angeles pas loin quand besoin d'un shoot urbain. Le soleil. Le positivisme américain, leur enthousiasme, leur regard curieux et non critique sur la différence ou la nouveauté, leur sympathie, leur non peur de l'échec et leur rapport au succès. Cliché mais vrai : la sensation qu'ici tout est possible.
(De façon plus pratique, sachez que je suis très contente d'avoir retrouvé les places de parking XL et les routes extra-larges.)


Le sport...

Avant de rentrer en France en 2015, j'étais tombée amoureuse du triathlon. Apprendre de nouveaux sports, découvrir une nouvelle discipline, de nouveaux défis en perspective. Faire un Ironman un jour me faisait rêver. On est rentré. On s'était promis de s'offrir de beaux vélos de route en lots de consolation. C'est ce qu'on a fait et c'est ainsi que Rox est entré dans la famille (mon vélo pour ceux qui ne suivent pas... le playboy n'étant pas fun, son vélo n'a pas de nom... trop pas cool, on est bien d'accord). On a fait de belles sorties sur les routes de la campagne française. Mais voilà, je peux aller courir par tous les temps, mais pas faire du vélo. Et sincèrement, je ne suis pas assez mordue de cyclisme pour ça. Quant à la natation, ça a été hard de retrouver les lignes bondées des piscines françaises. Je suis un peu précieuse, que voulez-vous ? J'y allais quand même régulièrement car j'aime nager mais je n'en ressortais pas toujours très zen !

J'avais dans l'idée de m'entrainer pour un triathlon après le marathon de Boston, une fois que les beaux jours seraient de la partie. Puis comme tout est parti en cacahuète, cette idée s'est envolée aussi. Je pensais retrouver l'envie et la motivation pour ça, une fois de retour en Californie. Finalement, la course à pied a repris le dessus.

Je n'exclus pas de revenir au triathlon un jour, si l'envie se refait sentir. C'est quand même vachement chouette, ce truc-là. Pour l'heure, je nage pour le plaisir. L'envie de remettre Rox en service me titille mais plus en mode balade qu'en mode entrainement intensif. Wait and see.


... et la course à pied

Bon, vous le savez, après le grand amour entre moi et la course à pied, la fin de mon entrainement au marathon de Boston, en Avril 2016, a marqué le début d'une longue traversée du désert. Pas que j'aimais plus courir. Courir ne m'aimait plus. J'ai pas compris pourquoi. Ou tout du moins je n'ai pas de causes certaines. Avec le recul, j'ai quand même quelques idées. Mais moi je veux des faits surs et certains. Il m'a fallu près d'un an pour retrouver de bonnes sensations en courant sur la majorité de mes sorties (j'ai toujours des runs pourris, comme tout le monde, mais ce sont des runs pourris "normaux"). Par contre, je ne cours plus comme avant, que ce soit niveau vitesse ou foulée. Et je n'arriverai peut-être jamais à les retrouver. Mais surtout, ne pas savoir ce qu'il s'est passé me fait vachement peur car ça pourrait recommencer à tout moment.

Finalement, je pense que la remontée de la pente a commencé au début de l'année. J'ai d'abord retrouvé de bonnes sensations, sur les trails. Aucun souci, s'il faut que je courre sur trails pour que ça aille bien, ça me va ! Nan parce que vous avez vu les paysages par chez moi ? Pas trop moches à mon humble avis. Et puis, j'sais pas, je n'ai plus cette envie d'atteindre la monotonie ou le rythme de la course sur route. Maintenant, je cours plus tranquille. Sur trails, ça monte, ça descend, ça change de rythme et ça demande de se gérer. C'est ce qui me convient.


Mon état d'esprit

Avoir "perdu" mon lien avec la course à pied m'a bien démontré que, oui, j'aime faire du sport en général, mais courir tient quand même le haut de l'affiche. Je me suis recentrée (obstinée ?) dessus. Je n'ai plus les mêmes envies et motivations. Je n'ai plus ce besoin de "racer". Me balader, voir des paysages, vivre une mini-aventure à chaque run, ça oui. Me pousser, m'entrainer et voir que mon corps arrive à aller plus vite avec plus de facilité... bof. Ca ne me motive plus.

Ayant dit tout ça, sachez qu'il y a aussi une autre partie de moi qui s'est réveillée, en début d'année (faut croire que j'ai plusieurs personnalités). Une pensée venue de je ne sais où qui m'a bien fait rire. Tellement rire que j'ai laissé ça s'installer, persuadée que ça ne ferait pas long feu face à l'épreuve de la réalité. Puis les semaines et les mois sont passés. Et dans 8 jours, si rien ne déraille avant (ma personnalité première n'y croit toujours pas), je serai sur la ligne de départ d'un 50 miles... Wait... WHAT??!!... oui, oui, j'ai bien écrit 50 MILES... (80 km)



La petite voix qui s'est réveillée, elle m'a dit : "What the heck?! Ca te sert à quoi d'être toujours hyper précautionneuse ? Fini tout ça. Maintenant, on va réellement se mettre en danger. La barre, on va la caler bien haut : un but inatteignable au moment de se le fixer. ALL IN!"
On en reparle ?



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Miles / km

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