10K Tournefeuille, version de ma soeur - une première course

« J'aimerais qu'on coure un dix kilomètres ensemble. » Tout a démarré avec cette phrase.


[Article écrit par ma soeur]

L'avant

Je ne me suis jamais considérée comme quelqu'un de sportif, encore moins comme quelqu'un avec le mental nécessaire pour aller au bout de ses capacités. La première chose qui m'est venue à l'esprit lorsque ma sœur m'a fait cette « proposition » c'est que, de un, le run, c'est pas ma passion, de deux, si je dis oui il va falloir que je me force à aller courir régulièrement, de trois, elle va devenir toute fofolle et excitée et se lancer dans un « super » planning qu'il faudra que je respecte... Bref c'était pas une première réaction hyper positive. Et puis j'ai vu ses yeux de « chat potté » (oui oui super référence, et oui oui elle arrive à faire ça) et j'ai essayé de pousser plus loin ma réflexion. Un dix kilomètres main dans la main avec sa sœur ça veut aussi dire un challenge à deux, des souvenirs à vie, un pied dans la passion de l'autre, bref un super partage. Je me suis lancée, j'ai dit ok let's do this !

Je n'ai pas eu le temps de voir arriver le jour J. Du coup aucun stress, aucune pression. La seule chose qui m'embête vraiment c'est que je ne suis pas une foudre de guerre en course à pied et je n'ai pas un gros esprit de compétition. J'ai surtout peur de me retrouver entourée de gens hyper motivés, hyper entraînés et à fond dans leur course. Et le pire du pire pour moi, se retrouver à la traîne de tout le monde et être ridicule...

La veille de la course, récupération des dossards. Cette fois on y est, on va le faire. Je jette un œil à droite, à gauche. Je regarde un peu les jambes des coureurs. Je ne me sens pas vraiment à ma place mais bon tant pis j'ai donné ma parole, je vais le faire. Le playboy me fait un bon gros plat de féculents le soir pour qu'on soit au top le lendemain. Je me prends au jeu de la préparation de la « grande athlète ».

La course

Le lendemain matin, réveil assez tôt pour pouvoir prendre le petit déjeuner et avoir le temps de bien digérer. Je suis les conseils avisés de tout le monde, pas de problème, je m'adapte. Toujours pas de stress, je me représente ça plutôt comme mon long run du dimanche, les gens autour en plus.

Arrivés sur place, ma sœur, son playboy et moi. Ne manque plus que mon playboy à moi. Ce qui me tracasse le plus c'est qu'on n'arrive pas à tous se retrouver à temps. Petit pipi avant le départ. Toujours pas de playboy bis en vue...ça commence à m'embêter. On finit par se retrouver quelques minutes avant le départ. Ma coach insiste pour que je m'échauffe un peu avant de partir. Je me sens de moins en moins à l'aise et je rechigne un peu... je vais pas me mettre à courir avec tous les autres qui regardent (un peu de paranoïa au passage). Je finis par capituler, je cours un peu.

Bientôt l'heure. On laisse le playboy au devant de la scène et on part vers l'arrière pour pas être embêtés par les compétiteurs. C'est le moment, on se lance. Ça démarre tout doucement, le temps que la foule s'éparpille. Je me sens pas au top au milieu de tous ces gens, il me tarde d'y voir plus clair. On finit par pouvoir commencer à courir vraiment. Je choisis de me laisser guider par ma coach. On commence à dépasser pas mal de monde, par la droite, par la gauche. Je suis le mouvement. Après quelques minutes je commence à sentir des douleurs dans les mollets. J'en fais part à la principale intéressée. Elle me demande régulièrement si ça va, si je veux qu'on ralentisse. Niveau respiration c'est ok, donc non on ne ralentit pas.

On finit par laisser la route derrière nous et tourner vers un lac. Je sens que mes jambes sont chaudes, les douleurs sont parties, je profite de courir avec ma sœur, je me sens bien. Ma coach me fait la discussion, ça me plaît. Je sens qu'elle veut me pousser à me donner à fond, j'essaie de mon mieux. Elle me donne des objectifs : « tu peux pas laisser une fille en rose devant toi, allez on double ». Je vois bien que je suis sur un rythme plus soutenu que celui dont j'ai l'habitude. Je me sens bien donc je me dis que je suis toujours à temps de ralentir un peu plus tard si ça va pas. Je prends ça kilomètre après kilomètre. Après tout rien ne peut m'arriver, je suis avec ma sœur !

[Note : Certaines personnes sont photogéniques et d'autres pas... / Crédit photo : Madeleine Photos]

Un peu plus loin on croise le playboy qui commence son demi-tour. Petit coucou, petit encouragement. On continue sur notre lancée, on double, on rigole, on discute (enfin la coach discute, moi je me concentre sur mon souffle bien sûr). Je me fais ravitailler par ma sœur : « tiens mets ce sucre dans ta bouche ». Mais je peux plus respirer du coup ! C'est fou comme c'est difficile de manger en courant... Demi-tour pour nous aussi. Ok on a fait la moitié, je vais toujours bien, je suis contente.

Sortie du parc, retour vers la rue. Je sens que la respiration est moins aisée. Les points de côté viennent m'embêter. J'essaie de me concentrer et d'expirer à fond. Ça passe. Ouf. 8ème kilomètre. Ma coach s'emballe : « Allez plus que deux kilomètres ! On y est presque ! ». Euh...comment te dire ? C'est long deux kilomètres en courant quand même... Je sens la baisse de régime arriver. Mais je ne veux pas ralentir maintenant, il en est hors de question ! Je prends sur moi, je continue. Je deviens moins guillerette, je ne réponds plus trop à la coach. Je m'accroche. Grosse rue en ligne droite qui n'en finit jamais...l'horreur. J'ai l'impression de devenir asthmatique, l'air rentre mais ne semble pas remplir mes poumons.

Elle est où la ligne d'arrivée ??? Enfin on la voit. Ma coach m'encourage : « go go go sprint final ! ». Je donne tout ce que j'ai. Le mec devant moi entend ma sœur et s'inquiète qu'on le double. Il se met à sprinter aussi. Je fais pas la compétition avec lui, je m'en fiche. Je vois la ligne d'arrivée qui s'approche. Ma coach me prend la main et on finit comme on avait dit, main dans la main.

Une fois à l'arrêt je réalise enfin que c'est fini, je l'ai fait, on l'a fait. Je suis fière de moi. Je voulais vraiment tout donner, ne rien garder en réserve et je pense que c'est ce que j'ai fait.


C'était une super expérience et j'en garderai de très beaux souvenirs. Même si dans l'avenir je participe à d'autres courses, cette course particulière sera pour moi la meilleure parce que j'ai pu partager ça avec ma sœur. Je ne regrette pas d'avoir dit oui.


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