10K Tournefeuille, ma version - une course en tant que coach

Dimanche 4 Octobre, ma soeur Fantine a couru sa première course, un 10K, à Tournefeuille, non loin de Toulouse. Je l'ai courue aussi, à ses côtés. Une 1ère pour moi et une 1ère pour elle. On vous raconte, en 2 parties. Voici, ma version. Fantine prendra les rênes du site, sur le prochain post.

L'avant

Ma soeur et moi, on est jumelles... avec 3 ans d'écart. Nous n'avons pas le même caractère mais on s'est toujours bien entendu. Elle m'a toujours soutenu dans mes multiples expériences sportives. Ma 1ère fan ! J'avais envie de lui faire partager un petit bout de ce qu'est la course à pied.

Je tentais le coup depuis un moment : "Un 10K, ça te dirait pas ? Je t'entraine et je la cours avec toi. Tu verras, tu seras fière de toi !" J'avais toujours essuyé un refus clair et net. Le sport, et surtout la compétition, ça ne lui plait pas. Et puis, cet été, retour en France, retrouvailles avec la famille, ma soeur qui court, histoire de, pour profiter des beaux jours. J'ai retenté. Pas de grand OUI enthousiaste, certes, mais pas de refus non plus. Je me suis engouffrée dans la brèche.

J'ai trouvé un 10K, en Octobre, pas trop loin de chez elle. Je lui ai créé un training plan. Je lui ai mappé un parcours de running. Bref, j'ai paré à toute objection. Elle a suivi le plan, a écouté mes conseils, et Octobre est arrivé. On s'est organisé le week-end et c'était parti, pour sa 1ère course.



La course

Pas de pression personnelle mais des craintes : ne pas dégoûter ma soeur de la course à pied + arriver à gérer correctement la course, pour quelqu'un d'autre que moi. J'étais excitée de faire découvrir cet univers devenu familier à ma soeur et son compagnon (qui avait, lui aussi, décidé de tenter l'aventure). Fantine est moins exubérante que moi. Difficile de dire si elle était stressée, contente, excitée.

Elle avait tout de même exprimé une petite inquiétude : finir dernière et se sentir ridicule. Compréhensible car, malgré tout, on a tous cette peur. J'ai tenté de la rassurer et lui ai assuré une chose : je finirai dernière, s'il le fallait, mais elle NON.

Pas d'objectif, la course, on allait la faire comme elle le sentait. Par contre, je m'étais bien promis de la pousser à tout donner. Je voulais qu'elle ressente cette fierté d'avoir repoussé ses limites. J'avais couru avec elle, dans la semaine menant à la course. Ca m'avait permis de capter son allure habituelle. Mon but : lui imposer un rythme un poil plus rapide et adapter suivant sa réaction, tout ça pour lui prouver qu'elle est capable de bien plus que ce qu'elle pense.

Le matin de la course, l'une à côté de l'autre, au fond du peloton de départ, j'étais surexcitée de partager ça avec elle (et un poil émotive, j'avoue).

Je l'avais briefé sur le déroulement d'une course. On est parti vite, mais c'est tout à fait normal. Je n'ai pas ralenti en me disant qu'elle ralentirait d'elle-même quand elle en sentirait le besoin. Le 1er mile a cliqué à ma montre. J'ai bien noté que nous étions sur un rythme pour faire 1h. J'ai gardé l'info en tête, mais, sincèrement, cette course n'était pas une question de chrono.

J'ai laissé faire en maintenant le rythme. Je checkais souvent si ça allait de son côté : souffle, cardio, jambes. Je lui parlais pour la distraire. Peu de réponse de sa part. Je le lui ai fait remarquer... Voyez-vous, sur les quelques runs que nous avions fait ensemble, Melle était une pipelette et je lui avais toujours dit qu'elle n'était pas sensée pouvoir me parler aussi facilement. Pour le coup, je l'ai félicitée de ses réponses monosyllabiques !

Les kilomètres sont passés, les uns après les autres. Je me plaçais un tout petit peu devant elle pour essayer de lui faire maintenir le rythme du départ sans qu'elle en soit réellement consciente. Elle ne flanchait pas. Et plus on avançait dans la course, plus j'étais fière d'elle (et moins j'étais soucieuse car j'ai eu vachement peur de la casser avec un rythme trop rapide). J'ai bien vu que ça devenait dur, aux alentours du 7e km. J'ai continué comme si de rien n'était et elle aussi. Elle n'avait pas l'intention de lâcher l'affaire !

Au 8e km, la bourde : "Plus que 2 km, c'est rien !"... dès que ces mots sont sortis de ma bouche, je me suis mentalement auto-flagellée. Seriously??!! On sait tous que les derniers kilomètres d'une course, ce n'est pas rien... surtout sur un 10K et surtout sur une première course !

La fin n'était pas évidente : longue ligne droite, en légère montée. Ca a été dur pour ma soeur, je l'ai bien vu. Je l'ai incité à ne rien lâcher et c'est ce qu'elle a fait. J'étais super fière ! A l'approche de l'arrivée, je lui ai demandé de me donner sa main pour l'aider à sprinter et pour franchir la ligne, main dans la main.

(Il y a une vidéo de l'arrivée. Elle m'a fait réaliser que, toute à mon euphorie, j'ai un peu abusé sur le sprint... Disons qu'on voit les coureurs arriver, donc tout donner, et puis on voit 2 dératées, beaucoup plus rapides que les autres, dont une qui crie comme une folle... Soeurette, je m'excuse de t'avoir fait frôler la crise cardiaque !)



Elle a repoussé ses limites. J'espère qu'elle en a tiré une satisfaction personnelle. Bravo, ma poulette ! Tu peux être fière de toi. Moi, je le suis. Toi aussi, tu peux avoir la rage, et, toi aussi, tu es aussi capable que les autres.


Une belle expérience pour moi, une belle expérience pour elle aussi. Elle vous racontera ça, dans le prochain post.


Ce serait sympa qu'on soit un peu plus nombreux par ici : chaîne YouTube. Abonnez vous !

Et n'oubliez pas de me suivre sur Instagram, Facebook, Pinterest et Hellocoton.

Prochaines courses

  • NONE

Miles / km

  • 1 mile = 1.6 km / 1 km = 0.6 mile
  • 5K = 3.1 miles
  • 10K = 6.2 miles
  • half marathon = 13.1 miles = 21.1 km
  • marathon = 26.2 miles = 42.2 km