Holcomb Valley Trail Run 15 miles

Une dernière course sur trails, pour dire au revoir à la Californie. Le trail running, on s'y est mis ici. Logique d'en courir une avant de partir. Nous avons choisi le Holcomb Valley Trail Run, près de Big Bear Lake, à l'Est de Los Angeles. Le dimanche 7 Juin, le playboy et moi avons pris le départ de la course de 15 miles. Une ambiance sympa et une belle course pour une très bonne expérience.

Arrivés sur place la veille, nous sommes allés repérer le début de la course avec un groupe de coureurs, dont ce jeune homme (Guillaume Calmettes) rencontré par le biais des réseaux sociaux. C'est d'ailleurs lui qui m'avait parlé de cette course. Course que, soit dit en passant, il avait gagné, en 2013, sur la distance 33 miles. Cette année, il la courait en tant que training race dans le cadre de son entrainement pour un 100 miles, en Août. Et ce n'est pas son 1er. Y'a du niveau...

[Photo de groupie indispensable, après la course]

Je n'ai pas concentré mon entrainement sur cette course. Pour autant, je voulais que ça se passe au mieux, m'amuser et envoyer un peu, sans me casser (ça aurait été bête à quelques semaines du triathlon). Je n'étais pas stressée mais j'avais quelques appréhensions : être en altitude + me perdre + les 3 premiers miles en montée (ce n'était pas la seule inclinaison mais j'avais vachement peur de celle-là).

Qu'on se le dise : je ne sais pas lire une elevation map. Je n'ai aucune idée de quelle elevation correspond à quelle pente. L'échelle d'une map peut donner un graphique super impressionnant pour pas grand chose. BREF, je voulais VOIR ce que ça donnait, en vrai.

Autre fixette : me perdre. Habituellement, je vous explique. Le playboy a la map de notre run, sur sa montre. Il m'explique, en gros, le tour qu'on va faire. J'y comprends rien. J'opine de la tête. Je cours et je m'arrête aux intersections si j'ai un doute. Et j'en profite pour caser une petite photo ou vidéo Instagram...

Un peu de randonnée sur le parcours m'a permis de savoir ce qui m'attendait. Difficile, pas difficile, c'est pas le problème. Je savais à quoi m'attendre. C'est ce dont j'avais besoin.

Le matin de la course, on est arrivé sur place en avance pour pouvoir s'échauffer et voir le départ du 33 miles. De plus, j'avais rêvé que je me perdais en course. Ca m'a vraiment déstabilisé. Trop stupide ! Donc je voulais à tout prix aller m'échauffer sur le début du trail pour me rassurer (alors qu'on l'avait fait la veille, je sais !).

Départ du 33 miles, 15 minutes avant nous. On a vu passer Guillaume, en tête, avec sur ses talons, un Tarahumara en sandales et jupe traditionnelles. Un Tarahumara ? Allez voir ça : Lecture : "Born to run", Christopher McDougall.

Nous sommes allés nous mettre en place et ça a vite été notre tour de prendre le départ. On avait repéré. On s'était échauffé sur le parcours. Je savais qu'il ne fallait pas partir trop vite. C'est ce que j'ai fait. Je pensais donc me faire distancer par une troupe partie en flèches, comme c'est souvent le cas, sur les courses. Sauf que, non. Je me suis de suite retrouvée dans le groupe des 10 premiers.

Bien. J'ai vérifié mon pace pour être sûre. Non, aller plus doucement aurait été dommage et trop conservateur. J'ai suivi.

Ca montait, donc, sur les 3 premiers miles (5 km). Pas une montée trop sharp tout du long, quelques passages abrupts, un peu de roller coaster, chemin large au départ puis single track pratiquement tout le long, beaucoup de cailloux et grosses roches. J'ai dépassé 2 mecs, sur le premier mile, quand le chemin était large. Quand ça s'est rétréci, je me suis retrouvée derrière 2 coureurs, visiblement sponsorisés par Newton. Ca m'a fait marrer car, avant de prendre le départ, le playboy les avait repéré et m'avait taquiné en me disant de les suivre. Playboy, mission accomplie !

J'ai suivi la cadence. J'ai fini par me retrouver sur les talons du dernier des deux. Ca a cogité. Il me semblait que je pouvais monter plus vite. Sur certains passages, avec beaucoup de grosses roches, ils ralentissaient vraiment beaucoup. Seule, je n'aurais pas monté ça de la sorte. J'aurais sauté. Pas évident de dépasser sur un single track, et puis était-ce bien judicieux ? La fin de la course n'était pas en haut de cette première montée ! Je n'ai pas forcé le chemin et je suis restée derrière.

On s'est fait rattraper par 2 personnes. File indienne de 5 personnes, jusqu'en haut, où nous attendait la 1ère aid station. Je ne me suis pas arrêtée. Le chemin était maintenant dégagé car nous étions sur une fire road. Guillaume m'avait conseillé de booster sur cette partie (majoritairement en descente, mais avec des petites bosses).

C'était beaucoup moins intéressant car large et droit. Une belle descente, au départ, m'a permis de semer mes 2 acolytes Newton (stoppés à la aid station). Par contre, je me suis faite dépasser et distancer par un coureur qui était derrière moi dans la montée. Je l'ai gardé en ligne de mire, mais il creusait l'écart.

Je m'attendais à ce que mes nouveaux potes me rattrapent mais je n'ai rien vu venir. J'ai aussi voulu booster car il me semblait bien ne pas avoir vu de femmes devant moi, au départ. Impossible d'en être sûre donc autant essayer de diminuer l'écart, si jamais, et ne pas se faire rattraper par celles de derrière ! J'ajoute aussi que les coureurs du 33 miles commençaient par la même boucle que nous. Aucune distinction sur les dossards. Donc, difficile de déterminer sur quelle course était chacun.

Juste avant d'entamer la 2e grosse ascension du parcours (au mile 6.5/km 10.5), on a longé une clairière... superbe ! Paysage de montagne, avec des sapins. C'est pas mal ces histoires de trails, quand même !

La 2e montée a été difficile. Bien plus dure pour moi que la 1ère. Déjà, on était toujours sur de la grosse fire road. J'aime pas. Ensuite, c'était des petits gravillons/poussière. Moins d'accroche. Enfin, moi j'aime bien les zig-zags, pour monter. Là, ça virait très large. J'ai cru que ça ne se finirait jamais.

Petite motivation : le mec qui m'avait dépassé et avait creusé l'écart, était visiblement beaucoup moins bon en montée. Il a marché à plusieurs reprises. J'ai fini par être tout près de lui. Ca fait toujours quelque chose à penser pour oublier sa propre difficulté.

Enfin, j'ai vu la 2e aid station (mile 8/km 13) qui marquait la fin de la fire road et (presque) de la 2e montée. J'avais chaud donc je me suis arrêtée pour me mettre de l'eau sur la tête. C'est là que j'ai perdu, pour toujours, le mec devant moi.

A partir de là, on était sur le Pacific Crest Trail. Single track, virages, bumps. J'ai A-DO-RE. Ca montait, sur le début, mais je ne l'ai pas senti. Beaucoup plus gérable que la fire road.

Plus de grosses difficultés à partir du 9e mile donc j'ai juste profité. Des sapins, des petites fleurs sauvages, des vues sur le lac de Big Bear dont on était parti. Vraiment chouette.

J'ai dépassé des coureurs du 33 miles (je me doutais que c'était le 33 miles car ils étaient bien conservateurs dans leur allure). Sinon, j'étais seule.

11e mile (km 18), retour sur la 1ère aid station. Il suffisait maintenant de redescendre ce qu'on avait monté au tout début. Pas forcément facile car descente technique, sur jambes fatiguées. J'étais très concentrée pour ne pas tomber.

De plus, le Pacific Crest Trail avait été très roulant pour moi. Pour les autres aussi, certainement. Je ne voulais pas me faire dépasser sur les derniers miles !

Quand le single track s'est élargi, j'ai su que la fin était proche. Le chemin était moins accidenté. J'ai foncé. Autant finir en beauté !

J'ai sprinté une fois sur le macadam de la route, jusqu'à l'arche d'arrivée. Pas le temps de souffler, je me suis retrouvée avec une grosse médaille en bois, et une gourde de finisher, entre les mains. 2s après, ils ont réalisé que j'étais la 1ère femme du 15 miles et j'ai donc eu droit à un cadre commémorant cet exploit. Encore un truc intéressant pour ma collection. On n'aura aucun meuble dans notre nouvel appart français, mais, niveau déco, on est au top. Merci qui ?

Un petit quart d'heure après, un playboy (le mien) a fait son apparition. Il m'a suffit de voir son sourire pour comprendre que la course avait été beaucoup plus douce que le Bandit Ultra Trail Run 30K, sur lequel il avait souffert de crampes.

Un petit smoothie (sympa comme ravitaillement à l'arrivée) en attendant l'affichage des résultats puis on a pu constater que le playboy s'était vachement bien débrouillé. Monsieur "tranquilou Bilou" sait envoyer quand il est en course. 3e de son age groupe et 8e au général. 2:14:19 pour 14.5 miles/23km (course un peu plus courte que prévue).

De mon côté, je savais déjà que j'avais fini 1ère femme, donc, forcément 1ère de mon age group. Par contre, j'ai appris mon classement général : 3e. Chouette ! Et tout ça, en 2:00:59.

On a eu droit à notre petit podium. 1ère fois que je montais réellement sur un podium, dîtes ! Et on a récupéré une nouvelle médaille. En or pour moi (TOUT A FAIT) et en bronze pour le playboy. Nan mais, ça va swinguer, niveau déco !! Par contre, podium seulement pour les age groups. Dommage, j'aurais bien aimé une p'tite photo pour le général, avec les 2 coureurs qui ont terminé devant moi.

Nous avons ensuite attendu l'arrivée du 33 miles. Guillaume a déboulé en 3e position, bien avant le Tarahumara. Impressionnant...


Course intéressante, sur de beaux trails, en profitant de superbes vues panoramiques. Ah ça, les gars, j'suis pas prête de laisser tomber le trail running !


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