Bandit Ultra Trail Run 30K [1/2]

Après des mois d'entrainement, dimanche 15 Février, le playboy s'est mesuré à un 30K sur trails : le Bandit Ultra Trail Run. Une semaine avant, après concertations avec lui, j'ai moi aussi décidé de la courir. 1 course, 2 versions, on vous raconte.

J'ai découpé la recap en deux parties (Bandit Ultra Trail Run 30K [1/2] - Bandit Ultra Trail Run 30K [2/2]) que je publie, en même temps. Ca vous permet de faire une pause dans cette (longue) lecture. J'ai voulu vous mettre en parallèle la version du playboy et la mienne, pour chaque partie du parcours. Ma version est en noir, en premier, car j'étais devant. La version du playboy suit, en gris. Bonne lecture !

L'avant course

Marjolaine

Cette course, c'était la course du playboy, pas la mienne. L'idée que je la fasse est venue de lui. Il me disait souvent, lors de nos long runs sur trails : "tu pourrais largement la courir". Peut-être. Mais, l'envie ne m'est venue que lors de nos repérages du parcours. Beau, terrain varié, montées pas aussi infaisables que ce que j'imaginais (preuve : j'étais encore en vie). A partir de là, ça m'a titillé. 2 semaines avant, j'ai cuisiné le playboy pour être sûre à 100% que ça ne l'ennuierait pas, du tout. S'il avait préféré que je sois seulement là pour l'encourager, je ne l'aurais pas fait. As simple as that. Ses seules conditions : ne pas le stresser avant la course (pas compris celle-là, j'suis tellement zen avant une course, moi), le laisser faire sa course seul donc ne pas courir avec lui et ne pas l'aider. 1 semaine avant, j'ai commandé un camelback. Toujours pas très sûre. Le jeudi soir, semaine de la course, je me suis inscrite. Honnêtement, j'avais peur. C'était pas de la gnognotte, cette course.

Pour moi, aucune pression. Pas d'objectif. Donc, ma stratégie : ça va pas, je marche / j'arrive pas à monter, je marche. But : profiter du paysage... bon, OK, en courant un peu.

Je me suis concentrée sur le playboy car je voulais que ça tourne autour de lui : prévoir ce dont il aurait besoin, sa stratégie de course...


Le playboy

En s'approchant de la course, j’ai commencé à ressentir l'excitation d'avant course. J'avais vraiment hâte d'y être. Je sentais que ma préparation était bonne. C'était la première fois que j'étais aussi bien préparé. Je pense que c’était dû à mon envie et ma motivation pour cette course, mais aussi à l'entraînement que m'avait concocté ma coach personnelle ;-)

Matin de la course

Marjolaine

Toujours concentrée sur le playboy. Tout de même, dans ma tête, c'était ça : "Bon, OK, toi aussi, tu vas courir... zut... ça va aller, hein ? Oui, ça va aller." 6h45, arrivée sur place : super ambiance, départ du 50K (étoiles dans les yeux du playboy). Mise en place des dossards, tartinage de crème solaire (températures prévues aux alentours de 28°C), derniers réglages des sacs à dos et petit tour d'échauffement. C'est que ça caillait, à l'ombre des montagnes !

Faut que je vous dise, avec le playboy, on était partis pour faire un trek de 5 jours, en autonomie. Non parce que... on sait jamais ! Réservoirs d'eau remplis à fond, salt tablets pour le playboy, energy chews, morceaux de sucre, pâtes d'amandes, barres céréalières. J'avais plus qu'à accrocher une nappe à ma carapace de tortue et je pouvais me taper un pique-nique en haut, les gars ! Et, au final, j'ai mangé : 4 energy chews...


Ninja Turtle transformation!! 🐢💃/// Tortue Ninja transformation !! 🐢💃

A photo posted by Marjolaine (@marjolainerapog) on

(Pas de photo de ma carapace remplie... mais, pour rappel, voilà pourquoi je me prends pour une Tortue Ninja)


Le playboy

Le matin de la course, levé à 4h30, je ne ressens pas de stress, juste l'envie d'être sur la ligne de départ. Je me vois déjà être dans ma course, très concentré. On prend notre petit déjeuner de champions. On finit les derniers préparatifs et en route pour le départ de la course, à Simi Valley.

Arrivés sur place, la première chose qui me frappe, c'est le froid. Il n'est pas évident de se dire qu'on va se mettre de la crème solaire lorsqu'on a le poil qui s'hérisse ! Du coup, c'est parti pour un échauffement, car on sait que le début sera dur et qu'il faut que nos muscles soient chauds.

Départ

Marjolaine

10 minutes avant le départ, on s'est tous rassemblés sur la ligne. Petite course donc pas grande foule et tant mieux. On ne s'est pas mis bien loin. Toujours concentrée sur le playboy, pour être sûre qu'il était serein et prêt à en découdre. J'ai senti une pointe de nervosité, de son côté. Il m'a fait beaucoup rire en me disant : "Tu pars devant, hein ? Ca me ferait trop bizarre sinon."

7h30, c'était parti. Je me suis exécutée, je suis partie devant. Ce n'est qu'à partir de ce moment que je me suis concentrée sur moi et la course. Je ne pouvais plus rien pour le playboy.

La course commençait par une boucle, dans le parc du village de départ. Petit échauffement bienvenu au vu de ce qui nous attendait. Après ça, direction les montagnes et pas par 4 chemins : montée abrupte pour récupérer un trail principal vers le premier sommet.


Le playboy

10 minutes avant la course, on se place sur la ligne de départ. Il est 7h20. Les participants du 50K sont partis à 7h00. L'organisateur de la course nous fait un speech avant le départ. Marjolaine et moi nous souhaitons bonne chance et bon courage. 7h30, c'est parti !

La course commence par une boucle de 2km relativement plate, sur de la terre. La boucle nous ramène au point de départ afin de profiter des derniers encouragements des gens présents. Comme à chaque course, les choses vont vite au départ. J'essaie de ne pas aller trop vite afin de ne pas être directement essoufflé.

805 Boot Camp: 30K Chuck Utash Bandit 2015 &emdash; 30K Coverage  -  Photographer Chuck Utash  (170)

(crédit photo : Chuck Utash)

Première montée : mile 1.5 - mile 4.3

Marjolaine

Nous n'avions repéré cette montée qu'à partir du trail principal. Elle était déjà pas facile-facile, mais alors la mise en bouche pour y arriver... D'en bas, on voyait les zig-zags et le single track bien abrupt. Il fallait bien y passer. J'ai attaqué la bête. Mes cuisses se sont mises à crier. Mes mollets aussi. Je suis devenue asthmatique. Ca marchait devant. J'ai marché. J'avais prévu ça. Pas besoin de se casser maintenant, sur un truc impossible. J'ai alterné course et marche. J'ai dépassé 2-3 mecs. Ca m'a d'ailleurs mise un peu mal à l'aise : "Est-ce que je suis en train de faire ma grosse newbie ? Est-ce que je ferais mieux de ne même pas essayer de courir ? Est-ce qu'ils sont en train de bien se marrer à me voir les dépasser ?". Finalement, on est enfin arrivés au trail principal, plus large et déjà repéré.

A partir de là, j'avais moins peur car je savais que c'était faisable. Si j'avais réussi à le monter une fois, je pouvais le monter aujourd'hui aussi. C'est ce que j'ai fait.

805 Boot Camp: 30K Chuck Utash Bandit 2015 &emdash; 30K Coverage  -  Photographer Chuck Utash  (95)

(crédit photo : Chuck Utash)


Le playboy

Après cette boucle, j'attaque la première ascension vers Rocky Peak que je me suis découpé en deux parties. La première partie est un chemin de terre raide qu'on n'avait pas repéré lors des long runs. La deuxième partie est un chemin assez large, qu'on avait repéré, donc je savais que je pouvais courir sur une bonne partie.

Etant un peu dans l'inconnu, et voulant économiser mes forces, je décide de monter la première partie en marche rapide, tout en courant, lorsque l'occasion se présente. Ma stratégie est d'attendre la deuxième partie de l'ascension pour courir vraiment.

Sur la deuxième partie, j'arrive à courir tout le long, mis à part des endroits trop raides. Je veux vraiment économiser mes mollets sachant que, lors de mes long runs de plus de 20km, j'ai été sujet à des crampes, sur la fin. A la fin de la première ascension, je me sens un peu soulagé et vraiment motivé pour attaquer la suite.

Rocky Peak to Chumash Trail : mile 4.3 - mile 5.7

Marjolaine

Arrivée en haut, j'ai pensé : "Une bonne chose de faite, what's next?". La suite, c'était une partie de roller coaster (dénivelé négatif en global), sur les crêtes, pour rejoindre Chumash Trail, LE trail que j'attendais avec impatience. Il y avait certes des montées mais toujours courtes et suivies par des descentes. Ca déroulait donc bien. Chemin large, terre et cailloux. J'ai dépassé du monde dont des coureurs du 50K.

Avant de tourner sur Chumash Trail, le premier ravitaillement nous attendait. Stratégie : conserver son eau pour la suite (un long stretch sans aucun ravitaillement) donc boire un max aux 2 premiers. Le trail, c'est pas comme la route. M'arrêter ne me dérange pas du tout. Le rythme est, quoiqu'il en soit, haché. Donc, arrêt, un verre d'eau pour boire et un verre pour rafraichir la tête. Et puis, c'était parti pour Chumash Trail.


Le playboy

La suite, justement, est une succession de montées/descentes. Je me sens vraiment bien sur cette partie. Je déroule, sachant en plus, qu'au bout, se profile la plus belle descente du parcours. Je fais des paces dignes de ceux que je fais sur route : moins de 5 min/km. Pendant cette période, je pense à bien manger, à bien boire. Mon souci est vraiment d'éviter ces fameuses crampes. Toute la 1ère partie de la course, c'est mon principal souci : bien m’hydrater et manger des gums.

Juste avant le début de la première descente, le Chumash Trail, j'arrive au premier ravitaillement. Je prends juste un verre d'eau et j'attaque.


(intersection trail principal/Chumash Trail)

Chumash Trail : mile 5.7 - mile 8.9

Marjolaine

Alors, c'est simple, s'il y a bien UN truc qui m'a donné envie de faire cette course, c'est ce trail. Single track avec le vide d'un côté et la montagne de l'autre, descente avec quelques bosses, virages, changements de terrain (gros blocs, terre, cailloux, sable). Nous l'avions repéré 2 fois, et, les 2 fois, j'avais descendu ça en flèche : pas de sac, mes jambes, du pur plaisir. Je l'attendais donc avec grande impatience. J'avais une appréhension : comment dépasser sur un terrain pareil ?

Dès que j'ai tourné sur Chumash Trail, j'ai lancé la machine. Comme je le craignais, il y avait du monde (coureurs, marcheurs), mais, finalement, ça n'a pas vraiment été un souci. Je lançais des "on your left/right", ou on m'entendait arriver et on me laissait passer. J'ai dépassé beaucoup de monde. J'ai quand même fait très attention et me suis ralentie. Il y a des parties assez difficiles. De plus, c'était la première fois que je courais avec un sac et l'équilibre n'est pas le même. Mais je me suis fait plaisir.

Après ça, petit passage sur du bitume, dans des rues résidentielles, avant d'entrer dans un 2e parc et atteindre le 2e ravitaillement.


A video posted by Marjolaine (@marjolainerapog) on

(Vous vous souvenez ? C'était lors du repérage de cette partie. Je vous rassure, je n'ai pas tenté cet exploit, lors de la course...)


Le playboy

Ma tactique est d'y aller à fond, mais pas trop. En effet, lors des entraînements, je me suis rendu compte que les descentes peuvent être, elles aussi, épuisantes. Mais il ne faut quand même pas bouder son plaisir. Cette descente est vraiment géniale. Elle se déroule sur un petit chemin qui commence par des gros blocs de cailloux, puis pas mal de parties de terre, et une partie très technique avec des petits cailloux qui la rendent glissante. J'ai fait une bonne partie de la descente derrière un mec qui allait à la même vitesse que moi. Je ne pouvais pas le doubler, mis à part à la fin, où il a ralenti. On a doublé beaucoup de gens du 50K qui se poussaient directement sur le côté, lorsqu'ils nous entendaient. Au bout de la descente, j'arrive au deuxième ravitaillement.

A ce deuxième ravitaillement, un petit me dit de partir sur la droite. En effet, c'est à cet endroit que nos chemins se séparent, avec les coureurs du 50K. Je sais où je dois aller. On avait repéré cet endroit, lors des long runs. Mais c'est un peu la cohue. Il y a beaucoup de tentes, beaucoup de volontaires. Je passe un moment à savoir où sont les verres d'eau. Etant un peu perdu, j'en oublie un peu mon sourire et de remercier les volontaires. Je me dirige vers la deuxième grosse ascension de ce trail.


9 miles/15 km faits. On se pose un peu, les gars. Allez boire un coup. Reposez vous. Quand vous êtes prêts, la suite, c'est par ici : Bandit Ultra Trail Run 30K [2/2].


Ce serait sympa qu'on soit un peu plus nombreux par ici : chaîne YouTube. Abonnez vous !

Et n'oubliez pas de me suivre sur Instagram, Facebook, Pinterest et Hellocoton.

Prochaines courses

  • NONE

Miles / km

  • 1 mile = 1.6 km / 1 km = 0.6 mile
  • 5K = 3.1 miles
  • 10K = 6.2 miles
  • half marathon = 13.1 miles = 21.1 km
  • marathon = 26.2 miles = 42.2 km