Valley Crest Half Marathon, 08/06/14

Dimanche matin, le playboy et moi avons fait nos premiers pas officiels dans l'univers du trail running en franchissant la ligne de départ (et d'arrivée, ouf !) du Valley Crest Half Marathon.

Comme annoncé en fanfare, vendredi (Comment ça tu n'as pas encore visionné ma superbe vidéo ? Inconscient, clique donc : Next round !), mon prochain objectif est le Santa Barbara Marathon, début Novembre. C'est le cas depuis l'arrivée du semi-marathon de Ojai. Depuis lors, et ce jusqu'au début de mon entrainement marathon, je ne comptais pas me rouler les pouces. Je continue de courir. J'ai juste baissé mon échelle de vitesse : moins intense, moins vite. C'était le moment idéal pour tenter d'autres choses.

J'ai abordé cette course de façon très relax. Ce n'est pas dans mes habitudes. Je ne dis pas que je ne l'avais pas préparée. J'avais concocté mon petit plan d'entrainement. Mais mon but n'était pas de repousser mes limites. Ma vision : on va faire un long run, sur trail, en groupe.

Samedi et dimanche matin, je n'étais pas stressée. J'avais des appréhensions à cause du dénivelé. Mais je n'avais pas cette peur de "louper ma course" ou d'être déçue de ne pas être allée au max de mes possibilités. C'est plus simple car je n'avais aucune attente. Seule envie : finir en dessous de 2 heures.

Arrivés sur le lieu de la course un peu avant 7h, récupération des dossards. La montée pour atteindre le lieu de départ et les montagnes aux alentours nous ont confirmé que, non, vraiment, c'était loin d'être une course sur route. Les coureurs déjà sur place formaient une faune assez éclectique et différente de nos courses habituelles. Des trailers purs et durs arborant des jambes affutées aux coureurs style années 80 avec shorts remontés sous les aisselles, en passant par les miss "runner of L.A." manucurées, il y avait de quoi passer le temps avant le départ.

J'avais vu sur l'elevation map, et j'en avais eu confirmation en lisant des recaps, que la course commençait par une montée très pentue. Nous avons pu le constater nous-mêmes en errant sur la ligne de départ. Difficile de s'échauffer sur un terrain aussi peu plat. Nous avons tenté quelques foulées mais sans plus. C'était une erreur. TOUJOURS s'échauffer pour avoir les jambes ready-to-go !

8h, top départ. J'avais décrété : "Je m'en fiche, si la montée est trop dure, je marche." Playboy ok sur ce point, nous voilà élancés sur cette première côte, lui devant et moi derrière. Alors, je ne sais pas s'il avait mangé du lion mais il est parti comme une fusée. J'ai donc dû jeter aux oubliettes mes prétentions de marcheuse. Je n'allais pas le laisser partir tout seul ! Cuisses en feu et respiration haletante, j'ai eu du mal à le suivre.

A ça, est venue s'ajouter la nouvelle pièce de mon attirail de runneuse : ma ceinture porte-bidons. Sur un trail, les ravitaillements sont plus espacés. Le playboy s'est acheté un sac à dos. Moi, j'ai pris une ceinture porte-bidons (qui me sera utile pour mes long runs de mon marathon training). Je l'avais essayée sur un run mais avec une seule bouteille et sur un autre short. Erreur de débutante... Au bout de quelques foulées, j'ai senti mes bouteilles (positionnées dans mon dos) valdinguer de tous les côtés et ma ceinture remonter sur mes hanches. Et vas-y que je te redescends tout ça, 1 fois, 2 fois... 50 fois. J'ai bien cru que j'allais tout jeter dans le ravin (oui, je suis un monstre de patience).

Après la première ascension, j'ai tenté de reprendre mon souffle tout en trafiquant ma ceinture et en accélérant pour recoller au playboy qui, définitivement, se sentait dans son élément. J'ai réussi à l'interpeler. J'ai songé un moment à vider un de mes bidons et le mettre dans son sac à dos. Finalement, suivant son conseil, j'ai bougé mes bouteilles à l'avant. J'ai aussi rabaissé mon short (OULLAAA, on se calme !) afin de mettre ma ceinture sur ma peau et non sur le tissu qui la faisait glisser. Ca a fini par fonctionner et j'ai pu enfin courir sans souci.

Le schéma de la course était :
- montée sharp pour arriver au trail principal
- on prend sur la droite jusqu'au 3e mile, en descente
- demi-tour et on repasse devant la fin de la première montée, mile 6.5
- on continue tout droit, grosse descente puis montée progressive avant une portion en descente jusqu'au demi-tour, mile 10
- petite montée, grosse descente, grosse montée
- on tourne sur la droite vers la ligne d'arrivée

On savait donc ce qui nous attendait et ça nous permettait de voir les autres coureurs, dans l'autre sens, plusieurs fois.

Après avoir réglé mon problème de ceinture, j'ai pris de la vitesse et abandonné le playboy. Tout ce qu'on descendait allait devoir être remonté alors autant prendre de l'élan ! J'ai dépassé quelques personnes sur cette descente. 3e mile, demi-tour, et c'était parti pour la montée. C'était une montée longue mais pas trop inclinée. Je me suis dit qu'il valait mieux que je pousse ici si je voulais marcher plus loin sur le parcours. Tant et si bien que j'ai remonté pas mal de monde dont plusieurs filles. Petit coucou au playboy quand je l'ai croisé.

Les écarts se sont faits sur cette ascension de 3 miles. Les coureurs se sont dispersés. Arrivée en haut, j'étais un peu seule : personne devant, personne derrière. J'ai foncé dans la descente qui suivait. Je me suis fait la réflexion : "Ca va être coton à remonter ce truc-là...". J'ai vu le photographe de la course de loin. Et j'ai ENFIN réussi à avoir une tête potable sur une photo de course. Ca aide d'être zen.

Le trail était ouvert aux randonneurs et aux cyclistes. A part eux, je ne voyais personne de la course. J'ai eu un petit moment où j'ai espéré ne pas avoir loupé un embranchement, mais il n'y avait pas 40 possibilités. Après la descente, les choses sérieuses ont repris. Montée, montée, montée. Je m'étais autorisée, avant la course, à marcher si nécessaire (non, je n'avais vraiment pas envie de me faire violence). Finalement, je n'en ai pas eu le besoin et, mentalement, je me gardais cette possibilité pour la dernière montée. J'ai fini par rattraper des coureurs qui marchaient. J'ai vu arriver, comme une flèche, le premier. SUPER impressionnant ! Et avec ça, super sympa avec son petit mot d'encouragement. Ca m'a donné l'illusion que le demi-tour n'était pas loin. Juste une illusion car, en réalité, le premier était loin devant les autres (il est arrivé en 1:17:40 avec 5 minutes d'avance sur le second).

Cette portion n'était pas évidente, mais, je m'y attendais, et n'ayant aucune pression, j'étais décontractée. Je ne regardais pas ma montre. Tant pis pour la vitesse. Je courais, dans la nature, et c'était chouette. Les poursuivants du premier ont fini par se montrer. C'est assez sympa, finalement, de voir les coureurs dans l'autre sens. J'ai noté que les coureurs s'encouragent beaucoup entre eux, ici, aux USA, et il m'a semblé que c'était encore plus vrai sur cette course. Je me suis prêtée au jeu en essayant d'avoir un petit mot pour certains, devant ou derrière moi.

Après le demi-tour, de la descente m'attendait majoritairement. Ca a fait du bien de prendre de la vitesse et lâcher un peu les jambes. J'ai croisé une nouvelle fois le playboy qui se portait bien. J'ai rattrapé quelques coureurs.

Finalement, j'ai aperçu, au loin, la dernière montée. Petit moment de flottement : "fudge, ça va casser, ce truc-là..." Et je me suis élancée. Il fallait bien en passer par là. J'ai rattrapé 2 mecs. Un était en train de marcher et s'est remis à courir en m'entendant arriver. En le dépassant, j'ai tenté un peu d'humour : "Continuez, on y est presque ! Enfin, j'espère...". Il s'est marré. J'en suis arrivée à bout sans marcher. J'ai tourné vers la descente qui menait à l'arrivée. J'ai calmé la machine afin de ne pas m'étaler de tout mon long dans les cailloux et le sable du terrain, et j'ai passé la ligne d'arrivée, contente de moi.

1:44:47 à ma montre, pour une course sympa et un parcours assez challenging pour moi, habituée aux courses sur route. Ca change et ça fait du bien. Je suis heureuse d'avoir fait une belle course, sans pour autant m'être poussée à bout. J'ai apprécié tout du long (excepté sur le 1er-2e km, quand je tentais de remettre ma tenue en ordre).

Je finis 39e sur 288, 5e fille, 1ère de ma catégorie d'âge. Cerise sur le gâteau, je repars avec un petit trophée à l'américaine et des manchons de compression (violets et non roses, je précise...).

Dans un moment de grande générosité, j'ai proposé au playboy de lui prêter mon trophée pour qu'il le mette sur son bureau, signifiant ainsi à tous ses collègues la fierté que je représente pour lui. Il a refusé. Ingrat !

Mister le playboy a fini en 2 heures tout pile. La dernière montée l'a un peu achevé, mais, lui aussi, est content de cette première expérience de course en trail.


Crédit photos course : Robert Edington Photography

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