Marathon Duo Albi 2013 - La course

We did it ! L'équipe M&M's a couru le marathon d'Albi en duo avec succès. Beau parcours, ambiance conviviale, nouvelle expérience : tout était réuni pour faire une bonne course. On est même devenus des stars locales. Si, si, c'est vrai ! Récit de notre premier marathon en duo.

Après un entraînement intensif pour certains (MOI) et assez court pour d'autres (LUI), le week-end du 28 Avril, nous avons combiné week-end sportif et week-end familial en courant le marathon d'Albi en duo. Le samedi, nous sommes donc allés chercher nos dossards au stadium d'Albi. Une tente plantée à l'entrée, des listes collées au mur, des bénévoles souriants et bavards : simple et efficace. J'aime, j'aime, j'aime.

C'est après avoir récupéré nos T-shirts (couleur vert fluo !) que nous avons été abordés par une journaliste du journal local (La Dépêche du Midi) qui cherchait un groupe à prendre en photo pour illustrer son article. Forcément, 2 M&M's en goguette accompagnés de leurs supporters favoris (ma soeur et son playboy personnel), comment résister ?
Et voilà donc notre heure de gloire arrivée : Rouge et Jaune dans le journal du lendemain matin, jour de la course. Alors, on est beaux, ou bien ?

(en couleurs, et non floue, c'est mieux)

Lien vers l'article en ligne : Albi Marathon : l'effervescence des grands rendez-vous

Après avoir joué les stars, il ne fallait pas oublier l'essentiel : on avait une course à courir. Rituel pré-course qui devient familier : plat de pâtes la veille, coucher tôt, réveil matinal, petit-déjeuner complet 3 heures avant le départ, vérification de la tenue, laçage des chaussures. Go time !

Le départ était donné à 8h45 pour le semi-marathon, le marathon et le marathon duo, non loin de l'entrée du stadium. Première bonne constatation : une course locale, c'est beaucoup moins de coureurs au départ (environ 1300). Même s'il y avait des flammes pour le marathon, elles ne se sont pas placées selon les temps avant de partir. Du coup, dès que le départ a été donné, il y a eu beaucoup de mouvements de coureurs qui se plaçaient selon leur objectif. C'est le lot de chaque course quoiqu'il en soit, et vu le nombre total de coureurs, il y avait largement la place sur la chaussée.

J'étais la première à courir. C'est moi qui suis donc partie avec le peloton. J'avais un peu d'appréhension comme à chaque course mais aussi de l'excitation de courir à 2 et d'avoir des supporters sur le parcours. C'était une première dans les 2 cas.
J'ai laissé Jaune (alias Mathieu) encore en jeans sur le trottoir. J'ai confirmé les "meeting points" avec mes super supporters qui avaient tout prévu (impression de la carte complète de la course, vérification des routes secondaires, stock d'eau pour nos ravitaillements). Et, je me suis élancée pour courir ma plus grande distance jusqu'à présent.

Les 10 premiers kilomètres se passaient dans le centre ville d'Albi, joli petit parcours pour nous faire profiter de la vue sur la cathédrale qui est un des atouts de cette ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Je suis partie assez vite mais je me suis vite freinée. Je ne savais pas bien comment j'allais gérer les 24,5 km qui m'attendaient. Aux alentours du 5e km, je ne me sentais pas super bien : jambes en coton, ventre patraque, douleur dans le genou droit. J'ai eu quelques secondes d'appréhension et puis je me suis raisonnée en me rappelant que, pour moi, ce ne sont jamais les premiers kilomètres les meilleurs. Vers le 6e-7e km, comme prévu, j'ai aperçu mon groupe de supporters (Jaune, ma sister et son playboy).

Je cours sur le côté gauche de la chaussée, ne me demandez pas pourquoi. J'avais prévenu et les attendais de ce côté-là, d'où ma surprise de les voir à droite.

Un tour de stade plus loin, quelques kilomètres en ville avec, une nouvelle fois, un petit coucou à mon groupe de supporters, les 10 kilomètres étaient atteints et c'était parti pour l'infini et l'au-delà (la zone industrielle d'abord et la campagne ensuite).
Grâce à mes supers supporters qui m'ont fourni mon ravitaillement personnel en eau, pas besoin de s'arrêter pour l'eau au 10e km. Par contre, mes long runs lors de mon entraînement ayant été difficiles niveau énergie, j'appréhendais. J'ai donc pris un abricot sec, au cas où. Avaler en courant : mission quasi-impossible pour moi. J'ai gardé mon abricot sec et j'ai opté pour un morceau de sucre que j'avais dans la poche.

Après le 10e km, les choses sérieuses ont commencé. Autour de moi, j'ai bien vu la différence : moins de gens qui dépassent, moins de différence de rythme, plus de concentration, visages fermés des semi-marathoniens. Je déroulais bien.
Nous étions maintenant dans une zone résidentielle entre Albi et Saint-Juéry. Le parcours du semi-marathon allait bientôt faire un demi-tour. C'est avec plaisir que j'ai donc pu voir les premiers du semi-marathon de l'autre côté de la chaussée. C'est toujours impressionnant d'admirer leur foulée.
Entre le 14e et le 15e km, le point de demi-tour du semi-marathon est arrivé. Sentiment bizarre de s'entendre dire : "marathon, tout droit !". Ca ne rigolait plus, je partais avec les marathoniens.

Au ravitaillement du 15e km, j'ai voulu éviter la cohue et j'en ai loupé l'eau. Je me sentais bien, mais j'avais peur de la distance et de ne pas avoir assez d'énergie. Le fait de ne pas avoir pris d'eau m'a fait paniquer. C'était sûr, j'allais tomber dans les pommes ! (moi, dramatique ?... si peu !)

Le parcours était très agréable : dans la campagne, le long du Tarn. N'être qu'avec les marathoniens change quand même pas mal la donne. Eux sont partis pour 42 km. Ils sont dans leur course, dans leur rythme. Ca déroule dans le silence.
Je ne sais pas si c'est de savoir que je devais retrouver ma dream team de supporters vers le 18e km, mais au 17e-18e km, c'est devenu dur. J'attendais donc le point de rendez-vous avec impatience. Je me suis carrément arrêtée pour boire car je voulais être sûre d'avaler quelques gorgées. Un petit "ça devient dur" à mon co-équipier et c'était reparti. Cette fois, je ne les reverrais plus avant le point relais. Du moins, c'est ce que je croyais...

(pour une fois que j'ai des photos, je vous les mets même si celle-ci ne correspond pas au 18e km)

Une particularité de la route empruntée par le marathon : 2 tunnels à franchir. Je le savais mais je ne m'attendais pas à des tunnels aussi longs et aussi noirs ! J'ai vu le 1er tunnel de loin. A son entrée, j'ai eu le temps de lire sa longueur : pratiquement un kilomètre. Gloups... Drôle d'impression que de passer de la lumière du jour au noir pratiquement total du tunnel. On ne voit plus ses pieds. On ne lit plus sa montre. Elle ne capte, de toutes façons, plus le satellite. J'ai eu l'impression d'accélérer. J'ai dépassé 2-3 personnes que je voyais de loin depuis des kilomètres. Une petite pancarte dans le tunnel nous a indiqué qu'on avait maintenant passé le semi-marathon. J'ai pensé : "3,5 km to go".

C'est avec plaisir que j'ai fini par voir la lumière au bout du tunnel. Un peu d'air frais !
Prête à en découdre avec le 2e tunnel, j'ai aperçu un visage familier au bord de la route : Dorian alias supporter/chauffeur/playboy de ma sister. Je n'ai pas compris ce qu'il faisait là. Il restait encore 2 km à faire. Il m'a juste dit : "je vais courir un peu avec toi". Vous comprendrez que je ne suis pas rentrée dans de longs discours. Ma préoccupation principale : "il est aussi long que le 1er, le 2e tunnel ?".
Nous sommes entrés dans le tunnel. J'ai vite aperçu 2 silhouettes arrêtées. J'ai pensé : "bizarre, quand même, de se promener dans le tunnel...". Au moment de les dépasser, j'ai vu ma soeur et... Mathieu... J'ai entendu ma soeur qui lui disait de lui donner son sweat. Il m'a rattrapé et m'a expliqué qu'ils s'étaient plantés et s'étaient arrêtés bien trop tôt par rapport au point de relais. La route principale étant barrée, ils ont continué à pied dans l'espoir d'arriver avant moi. Raté !
On a donc terminé mon dernier kilomètre à 2. Ca lui a fait un échauffement et même un peu de fractionné quand j'ai accéléré pour sprinter à l'arrivée.

On a échangé la puce de chrono que j'avais à la cheville. C'était terminé pour moi. C'était parti pour lui !

24,5 km (15.2 miles) : 2h 01min 10s - allure 04:57 min/km (07:58 min/mile)
Les résultats de ma montre Garmin sont faussés à cause du passage des tunnels. La distance n'est pas bonne et les derniers paces sont donc faux. Mais, pour donner une idée :

Pour Mathieu, la course s'est passée beaucoup mieux que prévue. Après avoir écourté son entrainement à cause d'une douleur au genou, il ne pensait même pas tenir l'objectif qu'il avait en s'inscrivant : une allure moyenne de 05:10 au km (allure qu'il avait du mal à tenir à l'entrainement). Il est donc parti au feeling, le but étant d'apprécier la course.
Sur ma partie, j'ai toujours eu la flamme des 3h30 au marathon en ligne de mire. Mathieu est donc parti derrière elle. Il a continué sur la lancée de notre arrivée en duo au point d'échange. Il se sentait bien, voyait la flamme au loin et a décidé de forcer un peu pour la rattraper et continuer avec le groupe.

Malgré tout, il a, lui aussi, eu des supporters : mes parents arrivés en retard pour moi, mais bien là pour voir passer Jaune ! Après les avoir vu, il a rattrapé la flamme et a passé quelques kilomètres avec le groupe des 3h30. Il avait en tête d'attendre jusqu'à son 10e kilomètre avec eux. Au 9e km, les montées sont arrivées. Mathieu a accéléré pour dépasser des coureurs qui marchaient et a finalement continué devant la flamme. Il a tenu ce rythme sans encombre jusqu'à la fin.

De mon côté, mes supporters ont fini par me retrouver au point d'échange. On a rebroussé chemin à pied.
Je voulais voir passer Mathieu vers le milieu de son parcours. Il m'avait suivi tout au long du mien, je voulais qu'il ait, lui aussi, son groupe de supporters. Malheureusement, le temps de retrouver la voiture, on a eu peur de ne pas arriver à temps pour l'arrivée donc on est directement partis vers le stadium d'Albi.

(Ma maman était déçue de m'avoir loupé pendant la course... donc démonstration en les rejoignant)

Le but était de finir la course côte à côte : M&M's power ! J'ai laissé tous nos supporters au stade et j'ai remonté la route pour retrouver Jaune un peu plus loin. Je me suis positionnée et j'ai scruté les coureurs. J'ai vu passer la flamme des 3h15. On s'était basés sur un temps total d'un peu plus de 3h30. J'attendais donc la flamme des 3h30. Je n'ai pas eu le temps d'enlever mon sweat pour exhiber mon T-shirt rouge car j'ai vu arriver un Jaune tout sourire bien en avance sur le temps prévu. Visiblement tout allait bien pour lui ! Je l'ai rejoint sur la route et on a fini le parcours ensemble. Super ambiance aux abords du stadium où on s'est fait acclamer. Dans notre enthousiasme, on a accéléré un peu trop ! Dernier virage sur la piste du stade et ligne droite pour l'arrivée de notre marathon en duo, côte à côte.

(on clique pour voir en plus gros)

Un Mathieu qui s'est surpris lui-même :
17,652 km (11 miles) : 1h 25min 53s - allure 04:51 min/km (07:49 min/mile)
De même, résultats faussés à cause des tunnels :

Notre résultat global :
42,152 km (26.2 miles) : 3h 27min 17s - allure 04:54 min/km (07:54 min/mile) - vitesse moyenne 12,20 km/h

7e sur 30 coureurs au marathon duo et 3e de notre catégorie (duo mixte) : on est fiers de nous !

Pour moi, ça a été une expérience très agréable car différente, dans une ambiance conviviale, et dans un très beau cadre. Rien à redire sur l'organisation. J'ai été agréablement surprise de pouvoir discuter en toute convivialité avec les autres coureurs du marathon duo à mon arrivée au point de relais. Je ne dis pas que ce n'est pas le cas à Paris mais c'est plus souvent du chacun pour soi et l'ambiance est beaucoup plus compétitive.
Pour ce qui est de ma "performance", j'ai l'impression que j'aurais pu mieux faire mais j'ai été trop prudente par peur de la distance inconnue et par peur de ne pas bien gérer les ravitaillements (c'est tout un sujet et je ne suis pas encore assez sûre de comment mon corps réagit sur les longues distances).

Pour Mathieu, super expérience aussi : à la fois pour l'originalité de la course et aussi pour sa performance. C'est la première fois qu'il se sent aussi bien sur une course, et ce, du début à la fin. Bravo à lui !
Et c'est la première fois que je l'entends me dire : "ça me donne envie de faire un marathon..." Croyez-moi, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...

Prochaines courses

  • NONE

Miles / km

  • 1 mile = 1.6 km / 1 km = 0.6 mile
  • 5K = 3.1 miles
  • 10K = 6.2 miles
  • half marathon = 13.1 miles = 21.1 km
  • marathon = 26.2 miles = 42.2 km