Reims à toutes jambes 2012, semi-marathon

Dimanche dernier, 21 Octobre 2012, j'ai couru le semi-marathon de Reims. Je vous en ai déjà beaucoup parlé pendant mon entrainement. Me revoilà pour vous raconter tout ça et conclure ma 2e expérience de semi-marathon... jusqu'à la prochaine !

Alors, si je m'écoute, je vous dis : "BEST HALF MARATHON EVER ! On remet ça quand ? ... Demain ? Let's go !!"
On remet les choses en perspective. Je n'ai fait que 2 semi-marathons. Cette expérience a été largement la plus facile et la plus agréable, mais peut-être pas celle où je suis partie le plus en confiance. Et oui, je savais à quoi m'attendre cette fois-ci et je savais aussi que je n'avais jamais été aussi en forme runninguement (oui, tout à fait, ce mot existe...) parlant, donc je ne voulais pas louper l'occasion.
On va reprendre les choses du début.

Je suis arrivée à Reims Samedi après-midi. Derniers kilomètres dans les jambes datant du Mercredi soir (10 km) et dernier long run du Dimanche d'avant (17 km). Comme je ne suis pas du tout dramatique, j'étais en confiance : "hhaaannn !! Je crois que je ne sais plus courir !!!". En confiance, disais-je... Je suis donc allée chercher mon dossard et mon T-shirt au stade Auguste Delaine de l'équipe de football de Reims. Petit circuit balisé dans les coulisses du stade pour récupérer le tout et passer devant les quelques exposants, et j'étais prête pour le lendemain.

Au vu de la météo annoncée pour le jour de la course, la décision sur la tenue n'a pas été difficile : short, T-shirt. Les traditionnelles pâtes pré-course avalées, au lit rapidement pour un réveil prévu à 6h (départ de la course à 9h donc petit-déjeuner 3 heures avant).
Pas de surprise, je n'ai pas bien dormi. On est d'accord, il n'y avait aucun réel enjeu dans cette course. Mais, je ne suis pas très forte pour prendre les choses à la légère et j'ai un peu, un tout petit peu, le sens de la compétition. Alors, oui, il était important pour moi de bien courir ce jour-là et d'atteindre mon objectif. Je me suis entraînée 3 mois pour ce semi-marathon. J'aurais été déçue si je n'y étais pas arrivée.

Je ne faisais pas la fière Dimanche matin. Petit-déjeuner, salle de bains, habillage, morceaux de sucre dans la poche, checker la montre, mouchoir, dossard... j'ai rien oublié ? Re-check. Et l'heure était déjà arrivée de lacer les chaussures.
Nous n'étions pas loin du départ donc le chemin n'a pas été long. Je m'étais renseignée sur l'organisation car les départs du semi-marathon et du marathon étaient donnés en même temps. J'avais peur du nombre de personnes et du fouillis potentiel pour réussir à repérer les fameuses flammes. (ces coureurs qui portent des drapeaux avec un temps objectif et qui gèrent l'allure des personnes qui veulent les suivre) Au final, les marathoniens sur la droite et les semi-marathoniens à gauche. Pas de réelle délimitation mais les coureurs se sont répartis correctement en se plaçant derrière les différentes flammes.
Mon playboy et moi avions le même objectif : moins de 1h50. Nous nous sommes donc placés un peu au devant de la flamme 1h50. Le but : ne jamais se faire dépasser par elle ! Un petit mot de la maire de Reims en compagnie de Yohann Diniz et je n'ai même pas eu le temps de réaliser que le départ avait été donné.

Le départ, c'est toujours l'entonnoir. On est compressés, on marche, on commence à trottiner et hop on passe l'arche de départ. TOP CHRONO !
C'est facile de partir trop vite car on veut se dégager de la masse. Et, sans s'en rendre compte, on accélère l'allure. Et moi, je suis un peu fofolle. Je vois des gens devant moi, je veux les dépasser. J'avais donc décidé de suivre Mathieu qui, lui, est modéré et sait partir doucement.

Les premiers kilomètres de la course nous faisaient découvrir le centre-ville de Reims. Cathédrale dans le dos au départ (il parait qu'on est passés derrière aussi... j'ai pas vu, je courais !), sous-préfecture, place du Forum, mairie et basilique Saint-Rémi (pas vue non plus) après une belle montée qui concluait les 5 premiers kilomètres ascendants.
Je suis rentrée dans la course progressivement. J'avais étudié le parcours. Je savais bien que la ville n'était qu'une petite mise en bouche. J'ai gardé un oeil sur Mathieu jusqu'au 3e km. Je l'ai perdu ensuite. J'avais hâte de sortir de la ville car je savais que les choses sérieuses commençaient après.
Au 7e km, j'ai vu notre supporter (la maman de Mathieu). C'était la première fois que quelqu'un nous attendait au bord de la route pour nous encourager. Avis aux amateurs : j'adore ! Quel coup de boost ! J'embauche des supporters pour ma prochaine course, c'est décidé !

Après ça, c'était parti pour la loooongue ligne droite le long du canal. Je savais que ça allait être long. Ca l'a été mais j'étais bien dans ma course. J'avais un pace à vérifier sur ma montre : 8:10 au mile. Ca, c'était mon pace objectif. Le but était d'être pile dessus. Mais bon, voilà, moi, je voyais 8:10, j'accélérais. Finalement, le but est devenu : ne PAS atteindre 8:10. J'ai pu le faire car j'étais bien. J'aurais moins fait la maligne dans d'autres circonstances.
Autre point super positif : grand soleil, ciel bleu, un temps superbe ! Il faisait même chaud. Ca aide aussi beaucoup.

J'attendais le 10e km pour prendre mon premier ravitaillement : eau et sucre. Mais aussi pour vérifier mon temps. Je voulais être aux alentours de 50 minutes. Finalement, je n'ai jamais vraiment vu la signalisation du 10e km. J'ai vu une horloge et, de suite après, le ravitaillement. J'en ai donc oublié de regarder mon temps.

Tant pis, je suis repartie dans mon tempo.
Bizarrement, je jette beaucoup moins de regards sur ma montre lorsque je suis en course. J'ai loupé la majorité de mes tics sonores me signalant un mile accompli avec le pace moyen. Je suis plus concentrée sur le circuit.
Je voyais au loin la flamme des 1h40. Je n'ai jamais croisé la flamme des 1h50. Tout allait bien.
Je savais qu'on devait faire un demi-tour à un rond-point avant de revenir sur nos pas et traverser le canal. Quand j'ai vu des coureurs dans le sens inverse, je me suis préparée.
Une fois le demi-tour fait, je me suis mise sur la droite pour essayer de voir Mathieu dans l'autre sens. J'ai vu un playboy en forme. Ca m'a reboosté.

Oups, non, ce n'est pas Mathieu... c'est le vainqueur du semi-marathon, YATOR PHILEMON (Ken) - 01:01:50

Au 15e km, j'ai réalisé que si je continuais comme ça je pouvais faire 1h45. J'ai re-vérifié plusieurs fois dans ma tête. J'ai du mal à calculer en courant ! J'étais bien. J'avais l'impression d'être en balade pour un long run du dimanche. Mais j'avais très peur du 16e km. C'était à ce niveau là de la course que j'avais eu un gros coup de pompe au semi-marathon de Paris.
Et puis le 16e km est passé... et le 17e... et j'étais toujours bien. Alors, je me suis dit qu'au 18e je pouvais accélérer sans crainte de me casser. C'est ce que j'ai fait.
Je n'ai jamais vu le 19e km car j'ai été surprise de voir le 20e sur le sol. Par contre, j'ai bien vu cette montée inattendue (un pont) au 20e ! Je l'ai bien senti passer...
Une fois la marque du 20e km passée, j'ai foncé. J'aurais aimé un peu plus d'indication sur le dernier kilomètre pour savoir si la ligne d'arrivée était encore loin. Je ne savais pas trop si je pouvais sprinter ou pas. Et puis, ligne d'arrivée en vue, derniers mètres, j'entends le speaker qui dit qu'on est dans les 1h45 et STOP CHRONO.
On souffle, on marche, et on regarde la montre... 1h44min31s... 1 H 44 MINUTES 31 SECONDES !! YES !!!

Résultats Garmin

Résultats officiels

Je suis super contente de mon temps mais SURTOUT du fait que l'expérience a été agréable du début à la fin. Et c'est pour ce genre de courses que je cours. Je ne saurais pas dire pourquoi ça s'est si bien passé pour moi. Je me suis bien entrainée et j'étais en forme.
Mais ça ne fait pas tout car Mathieu, qui s'est entrainé avec moi, a eu plus de mal. Le 17e km l'a achevé et le finish a été difficile. Néanmoins, objectif atteint pour lui aussi en 1h50.

Belle course, pas mal de monde sur le bord de la route pour nous encourager (surtout des enfants !), belle organisation (seul bémol : attendre 15 minutes pour atteindre le ravitaillement et donc une bouteille d'eau après la course... c'est moyen), je re-signe quand ?

Et pour finir, si vous êtes arrivés jusque-là, vous méritez bien la petite séance photos... allez, marrez vous bien !

Non, ce n'est pas moi qui porte un T-shirt bleu, n'insistez pas ! Je suis en vert.

... ah ouais... cet angle de vue, on s'en serait passé finalement !

Prochaines courses

  • NONE

Miles / km

  • 1 mile = 1.6 km / 1 km = 0.6 mile
  • 5K = 3.1 miles
  • 10K = 6.2 miles
  • half marathon = 13.1 miles = 21.1 km
  • marathon = 26.2 miles = 42.2 km