Semi-marathon Paris 2012

Ca y est, je l'ai fait : j'ai couru mon 1er semi-marathon. J'ai réussi à franchir la ligne d'arrivée sans trop d'encombres. J'ai atteint mon objectif et je n'en sors pas dégoûtée à jamais de la course à pied. Récit !

Vendredi soir, 19h, on rentre du bois de Vincennes avec notre petit sac siglé "Semi-marathon de Paris, dimanche 4 Mars 2012". On a récupéré nos dossards. Là, c'est sûr, on ne peut plus faire machine arrière.

Dimanche, 7h, après une nuit agitée, le stress est là. En fait de stress, c'est plutôt un mélange de peur et d'excitation. J'aimerais que ce soit déjà fait.
Tout est prêt depuis la veille. Petit-déjeuner avalé, on enfile les baskets et on est en route.
Dans le métro, on croise beaucoup de coureurs... 30000 inscrits, et au final, 25000 coureurs au départ... ça ne passe pas inaperçu.
40 minutes de trajet, on réfléchit. Moi, je ne sais pas à quoi m'attendre car ce sera mon 1er semi-marathon. Mathieu ne sait pas à quoi s'attendre car il n'a pas pu courir depuis près d'un mois à cause d'une douleur dans le genou. Suspense...

Départ et arrivée devant le château de Vincennes, une fois sortis du métro, c'est une foule humaine qui s'y dirige.
9h40, on entre dans notre SAS de départ. C'est visiblement une nouveauté pour le semi-marathon de Paris. Les coureurs vont partir en vague selon leur temps objectif. Ca permet de décanter sur le départ... et tant mieux ! On s'était initialement inscrit sous l'objectif 2h. Après entraînement, on a bien vu qu'on était capables de le faire en moins de 2h (et Mister Mathieu avait couru son 1er semi-marathon en 1h53...). On entre donc dans le SAS 1h50. Le but n'est pas de suivre les "hommes-drapeaux" 1h50 mais de ne pas se faire dépasser par ceux de la vague 2h. (des coureurs portant un drapeau avec le temps objectif rythment la course pour arriver pile-poil au temps donné)

10h, les élites prennent le départ. Ca va être bientôt à nous. Je suis plus excitée qu'autre chose, prête à en découdre !
On se rapproche à petites foulées de la ligne d'arrivée et, enfin, top chrono, on franchit l'arche de départ. Evidemment, beaucoup de monde sur les 2 premiers kms. Mathieu m'a dit : "tu cours comme tu veux, j'arriverais pas à te suivre de toutes façons". Mais c'est que le zozo, il cache bien son jeu à l'entraînement. Sur une course, monsieur court beaucoup plus vite et ce, le plus naturellement du monde... C'est donc moi qui le suit. On part vite. Seule, j'aurais ralenti l'allure de peur de me casser pour la suite. Stratégie de Mathieu : courir les 10 premiers km le plus vite possible et donc avoir de la marge sur la fin (et donc pouvoir mourir tranquille). C'est une stratégie... discutable, certes. Moi, je peux suivre, alors, je suis.
5e km et premier ravitaillement, on ne s'arrête pas. On est bien, on continue sur notre lancée. Mathieu a déjà mal au genou mais il ne ralentit pas.
On entre dans Paris et on affronte une montée sur le 8e km. Je l'ai vu arriver. Elle a l'air méchante mais assez courte. On tient toujours un bon rythme.
10e km en vue, on checke les montres. Un peu moins de 53 minutes... on va plus vite que d'habitude. Comme prévu, on s'arrête au ravitaillement pour boire et prendre un sucre. On repart en direction de la place de la Bastille. Sur la map de la course, j'avais bien vu qu'on passait par cette place avant d'y revenir après avoir été à l'hôtel de ville. Quand j'aperçois la place de la Bastille j'ai l'impression que le retour est très proche... ça va s'avérer très très faux.
12e km, Mathieu et moi sommes toujours côte à côte. Je commence à m'essoufler. Je le dis à Mathieu qui me semble toujours très frais et qui me dit qu'on peut ralentir si je veux... si JE veux... ouais ben non finalement ! Je repars de plus belle. Et au bout d'un moment, je me rends compte que j'ai perdu Mathieu. Etant donné qu'il me semblait très en forme, je me dis qu'il est devant. Ca me booste.
En réalité, quand je lui ai dit que j'avais du mal, il m'a bien dit qu'on pouvait ralentir si je voulais mais aussi qu'il allait ralentir de toutes façons car son genou le faisait souffrir. Je n'ai pas entendu la dernière partie. Il était donc derrière.
Je suis toute seule, ça devient de plus en plus difficile et cette satanée place de la Bastille (qui marque dans ma tête les 15 km) qui ne revient jamais. Je tiens le rythme du départ. Enfin, je vois la place. Le ravitaillement du 15e km arrive en vue. Je décide de ne pas m'arrêter de peur de ne pas réussir à repartir au même rythme. C'était une erreur...
Quand ma montre bippe les 10 miles (16 km), je ne suis plus très fraîche mais c'est une distance que j'ai fait plusieurs fois déjà. Je me dis que j'ai fait 11 miles 2 semaines avant. Je me dis qu'il ne reste "que" 3.1 miles. Mais ce 11e mile va être le pire de tous pour moi. D'un coup, je me sens mal, très faible. Et là, je regrette amèrement de ne pas m'être arrêtée au 15e km pour prendre un sucre. Je me dis aussi que j'aurais l'air bien bête de tomber dans les pommes pour un simple semi-marathon... (et, Sébastien, si tu as réussi à lire jusque là, j'ai pensé à toi et ton ironman !) Je vois mon allure qui dégringole sur ma montre. Je vois les gens qui me dépassent. Je me dis que je suis une chochotte et je fais ce que je peux.
J'entends des mecs derrière moi qui parlent tranquilou et qui donnent des consignes. Je me retourne pour découvrir les "hommes-drapeaux" 1h50. Ils étaient donc derrière moi ! J'aurais aimé leur coller aux basques mais je n'arrive pas à éviter qu'ils me dépassent. L'air de rien, ça m'a aidé à me rebooster et quand le 11e mile bippe à ma montre, je me sens mieux (tout du moins, je m'éloigne de l'agonie).
Il reste 3 km. Je suis SURE qu'ils ont rallongé ces derniers km. Ce n'est pas possible autrement... vrai de vrai !
Quand on entre de nouveau dans le bois de Vincennes, je ne veux plus regarder ma montre. Je cours le plus vite possible et cette longue ligne droite à l'arrivée est interminable. Je vois une fille en rose devant moi. Je décide qu'une fille en rose ne peut PAS arriver avant moi. Je la dépasse. Je vois des photographes mais je m'en tape. Je veux juste passer cette arche qui me nargue.
Enfin, c'est fait, j'arrête ma montre. Je regarde le temps : 1h51min. Et je pense : "cool ! la prochaine fois, je passe la barre des 1h50"... tiens donc, mon 11e mile me parait bien loin derrière tout d'un coup !

Mathieu était donc derrière et est arrivé en 1h56min. Il a réussi à finir mais a perdu un genou au passage...

Et en cadeau bonus, je vous montre ce que c'est que de décider de ne pas faire attention aux photographes à l'arrivée... et pendant ce temps, d'autres font les playboys... vie injuste...

Prochaines courses

  • NONE

Miles / km

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